jacksimpleman

Un raptor, des dissidents ?

C’est un bon titre de première page du 20 minutes, ça non ? (J’ai une demi-heure pour écrire cet article, faut faire facile et efficace)

Ouais, ça fait le buzz en ce moment. Enfin, dans ma version de YouTube en tout cas, pareil pour mon Twitter et Snapchat. J’ai pas Facebook, mais je crois que ça y va aussi. Tout le monde est à fond.

Qui est vraiment en tort, qui détient la vraie vérité, qui a la meilleure façon d’agir, qui est le meilleur orateur, qui a la meilleure façon de penser, qui a la plus grosse communauté, qui lynchera le plus l’autre, qui saura le mieux s’en sortir de cette affaire ?

Qui a la plus grosse ?

Voilà. Je pense que c’est tout ce qu’il y a à dire sur cette histoire du Raptor Dissident et de tous les youtubers qui sont tombés dans son jeu.

Chacun y va de son petit avis pour se défendre, pour le tailler, pour le défendre, pour sortir sa petite épingle du YouTube game, que ce soit Raptor Dissident, DanyCaligula, Masculin Singulier, SLG ou les autres… Tout le monde joue l’intello, celui qui a le plus de second degré, le plus philosophe, chacun cherche à montrer qu’il a plus de recul que l’autre.

Les enfants, vus d’ici, vous êtes tous au même niveau, des petits jeunes qui s’amusent dans ce joyeux bac-à-sable qu’est YouTube.

C’est drôle. Je ne suis pas vieux, mais j’ai quand même vécu des choses sur les internets déjà, et là je me retrouve au même points qu’à l’époque des blogs où chacun tiraient sur la gueule de l’autre pour pouvoir attirer du chaland dans ce bad buzz (Natas, Daria Marx, Carl De Canada, et d’autres mecs qu’on a tous oublié, ah si, Lokan…). Ça a marché à l’époque, ça marche forcément aujourd’hui. A croire que les « créateurs de contenu » n’aient rien retenus, et surtout que les spectateurs tombent dans le panneau comme des ours dans le miel. Ou plutôt à croire que les lecteurs n’aient rien saisis à l’époque de ces événements.

Oui, je sais. Je fais partie des deux catégories. J’écris sur le sujet. J’ai regardé les vidéos. J’aime ce qu’il se passe. Comme quoi, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Ici le thème est un peu différent : l’idée est de déterminer à quel point le Raptor Dissident est vraiment dissident au sein de la société (la France), mais surtout à quel point il est insultant et à quel point il faudrait qu’il ferme sa gueule parce que sa manière de dénoncer n’est pas la bonne ouo ce qu’il dénonce n’est pas la bonne chose à dénoncer.

Je réponds à moitié à la question de la dissidence du Raptor Dissident.  On le dit dissident, mais pas contre les bonnes personnes. Il s’attaque des groupes de personnes qui dénoncent le gouvernement (manifestement d’étudiants), le système en place (Nuit Debout), les inégalités (féministes). Ce qui parait contre-productif.

Même si pour moi, les féministes non-averties, les Nuit Deboutistes, les étudiants manifestants sont des gens qui n’ont pas vraiment saisi ce qu’ils sont en train de faire et ne le font que pour le plaisir de faire partie d’un groupe, pour le plaisir de sortir en société pour une vraie raison, pour se trouver une cause dans un monde où personne ne les écoute, tout le monde les mets de côté.

Qu’on s’entende. Je comprends les revendications de ces regroupements ; les femmes sont maltraitées, les jeunes se font enculés, le système nous encule depuis le début et jusqu’à la fin. Mais je vois où veut en venir Raptor Dissident dans ses critiques : ces gens sont naïfs et il faut qu’ils prennent du recul.

Dany Caligula explique qu’effectivement, c’est un peu un truc de vieux con de critiquer ces « militants », qui font ça la fleur au fusil, la main sur le cœur, pensant pouvoir changer le monde. Ce qu’il fait n’est pas considéré pour les autres youtubers, puisque ça semble détruire plus que construire. Masculin Singulier exprime le même point de vue à travers son second degré qui lui est particulier.

OK.

Mais personnellement, je pense que c’est une bonne chose de remettre à sa place les gens une fois de temps en temps. Parce que dans ce milieu (manifestants, groupements sur internets, groupements civils…) ou même en dehors (amis, famille), en général, on se retrouve très vite, trop facilement, très entouré de personnes du même avis que soit, alors on se conforte mutuellement dans nos idées. On finit par s’engouffrer dans un schéma de pensée, ce qui est très nauséabond pour la critique, l’individualité ou le libre arbitre cher aux youtubers à succès (vous savez cette phrase que tous les youtubers sortent : « faites ce que vous voulez, regardez-moi, j’ai réussi à faire ce que je veux ». Mes couilles, mais ça on en parlera dans un autre article). L’esprit critique disparait.

Si je devais faire une analyse de ce que le Raptor Dissident fait, c’est le même travail que Dany Caligula, Masculin Singulier… : faire réfléchir. Chacun sa méthode. Il y en a des plus douces que d’autres. Toutes ont la même efficacité. Ils réunissent des groupements de pensées.

Et toutes ont le même but, faire changer les mentalités.

Pour le meilleur, pour le pire, j’en sais rien.

Finalement, ce que je tire comme conclusion de cette histoire, c’est qu’il y a un mec qui veut que les gens se rendent compte qu’ils sont malheureux dans leur vie de merde (j’en fais partie) et qu’en face, il y a d’autres malheureux qui veulent faire comprendre à un mec qu’il est aussi malheureux.

Qu’en somme chacun sait que nous ne sommes plus heureux. Mais pour que tout le monde s’en rende compte, il faut que chacun le dise pour l’autre. Et peut-être que toutes ces personnes malheureuses finiront par ne faire plus qu’un et terrasseront enfin l’heureux qui les pourris depuis le début.

Voilà, ce n’était pas Raptor Dissident. J’ai pas de préférence. Je veux juste du contenu pour égayer mes journées. Oui, je ne suis pas très heureux, mais pas moins que qui que ce soit d’autre dans ce monde.

 

 

PS : Je devrais peut-être me relire. Nique. Personne ne lira.

Vingt-troisième brouillon

Je commence le sans doute vingt-troisième brouillon sur ce blog sans le publier. Il y a quelques mois, je m’étais dit que je recommencerais à poster plus souvent des articles sur ce blog, parce que ça me fait du bien d’écrire ce que je ressens, mais je n’ai jamais trouvé le temps nécessaire ni le courage de le faire, par flemme, par manque d’envie ou par peur de voir noir sur blanc toutes mes angoisses.

Je suis en train de quitter la colocation dans laquelle j’ai vécu un an pour m’embarquer dans une nouvelle, avec deux potes cools et, espérons-le, un endroit plus beau, plus grand, mieux placé, plus moi.

La démarche de recherche est tout à fait l’illustration de mon état d’esprit et de mes capacités décisionnelles : c’est eux qui décident tout. C’est un comportement que je veux annihiler depuis des années, mais il revient au galop à tous moments trop important et qui me poursuit partout dans ma vie.

Je me laisse très vite écrasé.

Et pour ça je me déteste.

Et en me détestant, j’en viens à détester les autres. Les autres qui arrivent à faire ce que je ne parviens pas à faire. Ces échecs récurrents me mettent dans des situations que je ne veux pas, à des endroits, avec des gens, à des moments où je n’ai qu’une envie, c’est de m’isoler, loin, plus loin, encore plus loin, que tout ce que je suis en train de faire.

Ne pas arriver à faire ce que je veux. C’est tout le mal qui m’arrive aujourd’hui.

Manque de conviction, manque d’enthousiasme, manque de charisme, manque de persuasion, même juste de soit. Je ne sais pas faire.

Que ce soit avec des collègues, avec des amis, avec ma copine, avec ma famille, ou même tout seul, c’est le même schéma. J’essaie, et j’arrête très vite, dès que je sens que je perd le contrôle. Et que je parle d’arrêter, je parle d’abandonner totalement. C’est-à-dire que si je devais traverser une piscine dont le bord s’éloigne de moitié plus à chaque moitié que j’avance, j’abandonnerais à la première moitié et me laisserais me noyer attendant que quelqu’un vienne me repêcher.

Voilà dans quel état d’esprit je suis aujourd’hui.

Je veux changer tout ça. Mais je sais que c’est compliqué, et je sens que je n’y arriverai pas. Je ne me sens pas capable du tout.

Je.

Je suis dans une société de conseil.

Je fais du support sur un logiciel de base de données pour un constructeur automobile français.

Je suis payé à des honoraires presque raisonnable pour un ingénieur de formation.

Je ne suis pas très proactif dans ce travail.

Je ne l’aime pas trop ce travail en fait.

Je n’arrive que très tard tous les matins.

Je ne pars pas très tard tous les soirs.

Je ne fais pas grand chose ici.

Je réfléchis à beaucoup d’autres choses, d’idées, de projets en dehors d’ici.

Je m’emmerde énormément.

Je ne veux pas rester ici.

Je m’aperçois que tout le monde industriel m’emmerde.

Je veux partir d’ici.

Je ne vois hélas pas d’échappatoire.

Je suis pourtant quelqu’un qui n’a pas généralement pas peur de l’inconnu.

Je suis tout de même comme tout homme de la société occidentale, attaché à mes habitudes.

Je dois briser ces chaines qui me retiennent.

Je vais partir d’ici.

Je pars d’ici.

Je serais ailleurs dans trois mois.

Je veux vivre de ce que j’aime.

Je suis très peu rationnel.

Je suis plutôt artiste dans l’âme.

Je me demande si c’est suffisant pour réussir dans ce monde.

Je ne suis pas comme les autres.

Je suis différent.

Je suis fait pour de grandes choses.

Je suis voué à réussir ailleurs pour quelque chose que j’aime.

Je sais réussir à me convaincre de l’absurdité la plus grande.

Je sais réussir à me convaincre de réussir quoique ce soit.

Je réussis tout ce que je peux commencer à entreprendre.

Je réussis à entreprendre.

Je ne réussis pas toujours à commencer.

Je vais commencer par réussir à commencer.

Je vais ensuite entreprendre.

Je vais entreprendre.

Je me lance.

Je lance les démarches dans les jours qui viennent.

Je me lance dans les heures qui viennent.

Je me lance tout seul.

Je n’ai besoin de personne.

Je n’ai besoin que d’argent.

Je suis comme tout le monde.

Je n’ai rien de particulier à vendre.

Je suis devant mon ordinateur professionnel, sur wordpress, twitter, instagram.

Je ne fais rien.

Je ferai beaucoup de choses.

Je ferai de grandes choses pour le monde.

Je suis.

Terrorists win

Hier, avant-hier, avant-avant-hier, j’ai assisté, avec mes amis, mes collègues, Paris, l’Île de France, la France, l’Europe et le monde, à un attentat au siège de Charlie Hebdo.

Récit :

Mercredi matin, le Charlie Hebdo sort en kiosque, comme chaque semaine. Cette première semaine d’année 2015, ils y vont fort en provoquant les intégristes, avec ce qui semble être un terroriste portant une kalachnikov AK-47 qui dans une bulle dit “Attendez ! On a jusqu’à la fin janvier pour présenter ses voeux…”, paroles qui répondent à un constat fait juste au dessus du personnage “Toujours pas d’attentats en France”, le tout caricaturé par Charb, feu rédacteur en chef du canard.

Onze heure de ce matin là, deux hommes débarquent d’une Citroën C3 devant le siège situé dans le 11ème arrondissement de Paris, armés d’une kalachnikov AK-47 et d’un lance-roquettes. Entrent dans le batiment, se dirigent méthodiquement vers uune liste de personnes qu’ils avaient du préparer, tuent ces dix, puis s’en repartent en faisant deux victimes collatérales.

Ils s’éloignent vers Porte de Pantin, et la police perd plus ou moins leurs traces.

Vers midi, mon colocataire me demande si je ne suis pas l’un des tueurs de Charlie Hebdo, je ne comprend pas ce qu’il dit puis vais sur Twitter, pour voir en Trending Topics le hashtag #CharlieHebdo, puis mon fil d’actualité pleine de tweets de dégouts et de condoléances et de tristesse et d’accompagnement aux victimes que je ne connaissais pas encore alors.
Je m’inprègne de tous ces tweets qui relatent les évènements, ces gens qui expriment leurs compassions petit à petit, pour faire naître ce gros buzz au slogan “Je suis Charlie”, ce hashtag #jesuischarlie, cette image “Je suis Charlie”, ce monochrome noir qui sous entend “Je suis Charlie”.

Je suis comme dans un état de choc, je ne sais pas exactement pourquoi. Peut-être que j’ai une sensibilité un peu plus accrue depuis que je suis revenu d’un stage de méditation quelques jours plus tôt. Peut-être que parce que c’est arrivé beaucoup plus proche de moi, à quelques kilomètres, dans la même ville, en comparaison aux évènements du même genre à Toulouse, ou Marseille ou ailleurs dans le monde. Peut-être que j’ai ressenti une sorte de bouleversement dans le schéma de pensée des gens. Peut-être que je pense qu’il y a quelque chose de plus grand derrière cette histoire qui est en train de se dérouler. Peut-être que.

Au bureau, on en parle un peu. Pas trop de réactions. Je ne sais pas à quoi je devais m’attendre. Une explosion de rage, d’indignation ? Oui, c’est ce que je voulais voir, un moment de révolte au moins, à la place, je n’ai vu que des gens moyennement choqués, qui n’ont fait que lire les infos, sans trop réagir en fait. Une réaction de ma voisine de bureau très peu intelligente bureau qui lance lapidairement “mektoub”, ce qui signifie “c’est le destin”, elle a raison et en même temps, je la déteste parce qu’elle n’a pas l’air de comprendre ce qu’il se passe. Etrangère, elle semble éloigné des évènements français, même si ça fait quelques années qu’elle vit en France. Je lui explique, je lui montre les vidéos, je lui raconte qui sont les gens morts. Elle semble un peu comprendre mais reste loin de tout ça.

En face de moi, mon autre collègue plus vif d’esprit a l’air surpris aussi, sans non plus montrer ses sentiments. C’est sans doute la réaction qu’il aurait fallu avoir en premier lieu. Ne pas se laisser déborder par ses sentiments.

Suite du récit :

Jeudi, les deux hommes sont toujours en fuite, recherchés par toute la police française. Ils font route vers Reims, leur ville d’habitation.

Au même moment, un autre incident survient dans le sud de Paris, à Montrouge. Un homme enclanche une fusillade et tue une policière.

Le midi, une minute de silence qui a été respecté est organisée partout en France.

On reste coi et interdit face à toute cette très soudaine extrême violence en France. Les tweets se déversent de plus belle, les posts Facebook abondent encore plus, tous les réseaux sociaux ne parlent plus que de ça, à part quelques personnes qui se taisent ou ont programmés des posts n’ayant rien à voir les semaines d’avant l’évènement.

Je suis toujours dans l’expectative. Dans l’attente de voir comment tout ça se déroulera, tout ça se terminera.

Je commence, enfin le premier jour déjà, à excécrer ces gens qui balancent des #jesuischarlie, ces gens qui pleurent les caricaturistes, les gens qui se disent anti-censure, alors qu’on sait qu’avant cela, rien de tout ils ne représentaient rien de tout ça. Ca dégouline de bons sentiments, ça me remplit d’une aigreur profonde.

Presque fin du récit des deux tueurs :

Vendredi, les deux tueurs tentent de revenir à Paris, après avoir fait une escale dans un Quick pour se restaurer un peu. Ils sont toujours poursuivis par la police. D’ailleurs, ils ne finissent pas leur chemin, puisqu’ils se retrouvent coincés dans le nord ouest de Paris, dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële où ils sont encerclés par les forces de l’ordre.

Pendant ce temps, l’autre tueur de policière est aussi encerclé par la police à l’est de Paris. Il se réfugie dans un supermarché kacher à l’est de Paris, prend des otages et demande la libération des deux terroristes de Charlie Hebdo. La police force le passage. Des otages sont tués. Le preneur d’otage aussi.

De l’autre côté, les deux fuyards sont aussi tués.

Résolution très peu satisfaisante pour moi et pour des milliers de personnes, qui voulaient savoir la raison de toute cette barbarie, voir un jugement en bon et du forme, pour refermer proprement la blessure. Résultat, on se retrouve avec encore plus de violence, de sang et une plaie ouverte.

Je continue de détester encore les gens qui hashtag, les gens qui changent de photo de profil, les gens qui postent, les gens qui pleurent, les gens qui.

Une marche est organisée le dimanche en l’honneur des récents morts, en l’honneur de la liberté d’expression, en l’honneur de la guerre contre le terrorisme. Tout ça me semble bien abstrait.

Fin du récit :

Dimanche, des millions de personnes se réunissent à Paris, dans les villes de province françaises, dans les grandes capitales du monde.

Paris est bloqué, les masses affluent.

Certains politiques s’accaparent l’évènement pour leur parti, pour leur compte, pour leur image, pour leur gloire.

C’est beau.

Les photographes en herbe, les photographes pro, les photo-journalistes rejoignent le mouvement, pour s’exercer et gagner leur pain.

Tout ça c’est toujours plein de bons sentiments. Les gens y sont pour sortir de chez eux, pour suivre la foule, pour voir ce que ça donne tant de monde réunis, pour montrer leur soutien aux familles affectées, pour soutenir une cause, pour saluer le travail de la police, pour dire qu’ils sont Charlie, pour soutenir la liberté d’expression, pour se lever contre la censure religieuse, pour dire non au terrorisme, pour dire oui à la liberté d’expression, pour crier “Vive la République”
Pour dire non au terrorisme…
Pour dire oui à la liberté d’expression…

Je.

Pourquoi pas. Je n’ai pas le monopole du bon sens, mais j’ai quand même des doutes. Je reste loin de ça, me sentant d’un seul coup propulsé hors de cet émotion.

Post-fin du récit :

Lundi, au travail, on demande à l’autre si il est allé à la manifestation. Non.

Mardi, les esprits commencent à oublier l’histoire.

Mercredi, la nouvelle édition de Charlie Hebdo se vend par millions. Comparé aux chiffres des dernières années, c’est une explosion pour eux. Tout le monde se sent effectivement encore un peu Charlie.

Jeudi, de moins en moins de liens, de posts, de tweets, d’images, d’articles en rapport avec Charlie Hebdo.

C’est ici qu’on se pose des questions. Qu’est-ce qu’on va vraiment retenir de toute cette affaire ? A même pas une semaine de l’évènement, le monde commence à oublier, les engagements de certains diminuent déjà, les positions d’autres changent pour revenir à leur naturel, les discours retournent à leur normale, leur amour pour l’un s’efface, la compassion pour l’autre s’atténue.

Tout est oublié.

Les gens auront acheté une fois Charlie Hebdo, la semaine d’après, plus rien.

Les gens auront aimé les policiers, la semaine d’après, plus rien.

Les gens auront eu de la compassion pour son prochain, la semaine d’après, plus rien.

Les gens auront été avec leur gouvernement, la semaine d’après, plus rien.

Les gens auront été contre la censure, la semaine d’après, plus rien.

Les gens auront été Charlie, la semaine d’après, plus rien…

Certains croient au complot. Moi aussi j’y crois. Mais à un complot qui réunirait tout le peuple français. Mais je crois que ça n’a pas tout à fait marché. Enfin ça a duré quelques heures, pas plus.

Bonjour

Je lisais un article de Monsieur Lâm. Celui qui parle de ses 10 ans de blogging. Ca me rappelle que moi aussi en fait, j’en ai un de blog, mais que je ne l’alimente plus.

Je l’avais arrêté il y a un an parce que gros nervous breakdown, peur d’être retrouvé, peur d’avoir dit trop de choses sur un espace trop public. Puis plus tard, je m’y suis remis. Nouveau thème, nouveaux articles, pas bien plus intéressants. Un ou deux éclairs de génie ayant attiré quelques visiteurs, mais rien de fou. Puis après ces articles, de nouveau le vide. Les intervalles des publications doivent s’agrandire  chaque année que ce blog existe.

Aujourd’hui, j’ai envie de revenir. Pas forcément avec plus de choses à dire, mais plus une envie de renouer avec les internets que j’ai l’impression d’avoir quitté depuis que j’ai un travail, fixe qui plus est, à temps plein, et qui me donne de l’argent, donc qui m’autorise à faire plus de choses IRL.

Je ne sais pas si j’ai envie de changer la direction de ce blog. Peut-être que je donnerais mon avis sur plus de choses. Des films, de la musique, des évènements de ma vie et essayer de partager un point de vue. Sans doute sera-t-il naïf aux premiers abords, et au second également. Mais à force je l’éguiserai et le rendrai plus intelligent, plus pertinent.

En fait, depuis un moment, j’ai des envies de blogguer ou même plutôt vlogguer, mais ça implique trop de travail. Et j’ai trouvé beaucoup de sujets qui m’intéresse au cours de ces quelques derniers mois. Peut-être mon inactivité internet a-t-elle rechargé mes idées en ce lieu ? Non, puis à force d’avoir des projets partout, plus ou moins concrets, je me perds en divagation et ne produit finalement que très peu de choses. En dehors de ça, souvent ces projets impliquent d’autres personnes, chose qu’il ne faut surtout pas faire, parce que jamais tu n’avances si en face la motivation est nulle.

Ce blog sera la preuve que je peux faire des choses seules, puis plus tard, que je peux mobiliser de nouvelles gens à m’accompagner et à me soutenir dans d’autres projets.

Comme un cri de guerre je tweet ce billet et m’en vais la tête haute.

salut jfjdkff

Prixtel, le forfait très (très) modulable

Il y a deux ans j’ai souscris à un forfait mobile chez Prixtel sous les conseils d’un podcast qui parle de tech en qui j’avais confiance (pour ne pas les pourrir, je ne citerais pas son nom).

L’offre était très alléchante et était tout à fait dans l’air du temps, puisqu’elle apparaisait à la fin de l’époque où Free avait balancé, tel une grosse jake face inattendue dans la bouche de Bouygues, Orange et SFR, leur forfait à 19.99€ (pour ne pas dire 20) et que les français commençaient à s’apercevoir, que non, tout le monde n’avais pas besoin du tout illimité. Prixtel avec son forfait Modulo 2, à l’époque (c’est important), proposait de ne payer que ce qu’on consommait. Le tout était réglé sur des palliers allant de 2€ à 24.95€ (pour ne pas dire 25). En fonction de son utilisation la facture mensuelle augmentait ou diminuait, mais ne devait pas dépasser les 24.95€. Le concept est au top et comme je l’ai déjà dit, tout à fait dans l’air du temps.

Mais voilà. 2 ans se sont écoulées, j’en étais presque content. Il y a quelques mois, une alarme commençait à sonner dans ma tête. Une de mes factures dépasse ce pallier final de 25 : j’atteins glorieusement 88€ de facture.

Dans la surprise du moment, j’envoie une contestation à Prixtel. Ils me renvoient un message automatique m’expliquant que le forfait Modulo 2 n’est plus vendu sur le site. Pourquoi est-ce que j’ai encore ce forfait alors ? Mon cerveau explose. Ensuite j’oublie la remarque, puisque les factures des mois suivants sont conformes à ce à quoi j’avais souscrit.

Deux mois plus tard, le montant de la facture atteint un pallier astronomique et unique de 285€. Boum. Comme ça. Pour le plaisir. Pour le lulz.

C’est là que mon coeur s’emballe. Je ne peux pas avoir fait un hors forfait de cette somme là. 285€. J’appelle le service client. Enfin, j’essaie. En vain. Pour finalement appeler le service premium, donc payant. Je passe plusieurs appels puisqu’aucun n’est très concluant. Chaque fois, on me dit que c’est normal, votre forfait n’existe pas, vous avez bien fait du hors forfait, 285€ c’est normal. Une des téléconseillère me dit qu’on est nombreux à avoir eu ce problèm. Elle me demande si je veux un geste commercial (véridique), je n’y pensais pas vraiment, je voulais juste payer les 25€ contractuels, mais sur le coup, je lui dit oui, et tout de suite me répond-elle que “non, vous n’en aurez pas”… C’est un peu du foutage de gueule. Que je prend un peu la rigolade (parce que je ne prend pas grand chose au sérieux). Je raccroche parce que j’en ai marre.

Je n’ai aucune solution à ce paiement inopiné et franchement inopportun. La conseillère me dit d’écrire une lettre à Prixtel pour leur expliquer que non je ne paierai pas ça, mais elle me dit que ce sera vain. Je vais le faire quand même. L’autre solution sera de payer en plusieurs fois la somme.

Là, mon numéro de téléphone est pris en otage par cet opérateur. Ce numéro que j’ai depuis bien 10 ans. Ma ligne est suspendue, elle risque d’être supprimée si je ne paie pas. Je ne sais pas vraiment quoi faire. Changer d’opérateur, ça c’est certain, mais au risque de perdre mon numéro ? Putain. 10 ans qui partent pour le prix de 285€. J’ai l’impression de me retrouver dans un Bang Bus pour le coup. On me promet une belle somme d’argent pour me faire baiser en faisant des tours de ville dans un van pourri. On me baise bien fort. Je prend plaisir. Puis après que le mec ait éjaculé, on me jette sur le bord de la route en pleine campagne sans les sous qu’on m’avait promis. La différence, c’est qu’ici, on me raquette en plus.

Bref, ce billet pour dire que non, Prixtel ce n’est pas cool du tout. Si je pensais ne plus avoir à me soucier de ma facture, savoir que je paierai au maximum 25€ ou parfois moins, ben c’est loupé. Ils changent leurs offres tous les 2/3 mois, je dois me tenir informé de ces évolutions pour pouvoir être à la page et payer le prix normal. Bonjour la tranquillité d’esprit. Parce que franchement, qu’est ce que j’en ai à foutre de faire une veille sur les forfaits de mon opérateur ? Sérieusement.

C’est beau la modularité. Mais là, c’est un peu à leur bon vouloir. C’est eux qui s’assurent qu’ils soient avantagés. Si on ne suit pas de très près leurs évolutions, t’es bien niqué.

Edit : Je voulais payer en plusieurs fois. On m’annonce allègrement, que non, je ne pourrais pas le faire et que si je ne paie pas dans quelques semaines, mon numéro sera entièrement supprimé. Merci Prixtel. Le truc de bon gros fdp !

Un condamné sur Internet

Ce qui est bien avec Internet, c’est que tu peux raconter à peu près tout et n’importe quoi, il y aura toujours des mecs (cons ?) pour te lire et te croire.

Un condamné (sur twitter et tumblr) a ouvert un blog qui décrasse les claviers de la webosphère et bientôt fera sans doute couler l’encre des médias traditionnels. Cet ingénieur à la vie plus que normal apprend par son médecin qu’il ne lui reste plus que quelques 30 jours à vivre. Premier réflexe, il va blogguer. Je me joins à Orelsan et je me dis que “Plus Rien Ne M’Etonne”. Pourquoi pas.

Bref. Le mec a donc lancé un tumblr pour raconter ses supposées derniers jours et ouvert un compte twitter pour communiquer la venue de ses articles. Plusieurs choses me frappent et me poussent à penser que personne n’est condamné, du moins pas l’écrivain derrière ces articles un peu voyeuriste et assez mal écrit. Tout comme moi, sur twitter les avis penchent plus pour le #fake.

Premièrement, l’adresse du blog me paraît trop bien choisie pour ne pas être le coup de quelqu’un qui s’y connaisse en e-communication. Moi si j’avais été à sa place, j’aurais plutôt choisi quelque chose comme “jesucedesinfluenceurspourdesRT.tumblr.com” ou “lamortdemonanonymatdans30jours.tumblr.com”, ou utiliser un pseudo du genre “dantedu21emesiecle.tumblr.com” ou “gotik30.tumblr.com”. Ok, le mec fait genre de faire des références à des livres qu’il a lu dans son adolescence… Mouais. Pourquoi pas.

Deuxième chose un peu gênante, qui a déjà été expliqué dans d’autres blogs, son compte twitter qui ne suit que 20 autres comptes. 20. Déjà, c’est un chiffre rond. Première singularité. Ensuite, ces 20 followings sont des grands influenceurs du web, des comptes de journalistes ou de journaux.

Je répète que t’es en train de mourir. T’as envie de suivre des journaux encore ? T’as encore envie de te faire influencer par ces gros comptes twitter ? T’as personne d’autre à écouter dans la vraie vie ? Est-ce que t’as même envie de suivre quelqu’un d’autre ? Lire la vie d’un autre tandis que la flamme de la tienne s’estompe inlassablement ? Je ne suis pas à la place d’un condamné, mais je pense que la réponse correcte à ces questions est unique et sans appel : non.

Autre chose un peu qui me rend perplexe quant à la sincérité de la démarche opérée par cet homme. L’ingénieur de son état dit diriger une vingtaine de personne sur, j’imagine, de lourds projets dans une grande société. Apparemment, ses patrons et toute l’entreprise, ses 20 hommes sous ses ordres compris, s’en foutent complètement de le savoir absent. Il devait être inutile au bon fonctionnement de la compagnie. Personne ne l’a appelé le 1er jour de son absence. Le deuxième, il annonce à sa secrétaire qu’il sera absent un mois sur ordonnance de son patron. Voilà. Boum affaire réglée, passons à autre chose, tout le monde dans sa boîte s’en fout. Pourquoi pas… Mais j’ai un peu l’impression de me retrouver dans un film américain ou tout se passe bien au début, au milieu et même à la fin.  D’ailleurs d’autres blogs aussi circonspects que je le suis se sont fait la même remarque à ce sujet, bien avant moi.

Tant qu’on y est parlons du fond et de la forme de ses articles.

Le thème du tumblr est celui imposé par défaut. Sans doute montrer pour l’amateurisme dans l’internet que l’auteur tente de souligner dans ses textes. En effet, il explique bien que cette histoire de blog est une idée de son fils, de même pour le twitter que son fils lui a créé.

Le thumbnail du blog est une “oeuvre” de Banksy : fille avec un ballon rouge en forme de coeur. Je ne sais pas si c’est une preuve de mauvais gout ou pas. Moi je trouve ça has-been, mais bon. Et puis, je rappel quand même qu’il va clamser. Il s’est fait chier à mettre cette putain d’image en photo de profil sur son tumblr… Ah, attends, j’oublie que c’est “son fils” qui a tout configuré. Il est sympa ce ptit fiston.

Passons aux articles qui sont visuellement agréables à lire. Clairs et bien espacés, les textes ne sont pas d’indigestes et lourds pavés. Le thème minimaliste aide aussi un peu, je pense. Cependant, le fond des textes sont souvent affligeants et très peu pertinents pour quelqu’un qui va mourir.

C’est là que je doute clairement de l’authenticité de toute cette mascarade.

On se retrouve parfois, souvent dans des dialogues et des scènes de films américains. Je l’ai déjà dit, je sais. Mais je vais appuyer ma pensée par quelques exemples.

Dans l’article du Jour 4, il parle des livres de sa bibliothèque et explique la relation qu’il a avec. Il les contemple et soupire “J’en ai vécu des vies grâce à vous“… Avez vous déjà vu quelqu’un sortir des phrases aussi clichées dans la vraie vie à part pour faire des blagues ? Puis il donne son avis sur le livre électronique. Très peu pour lui, dit-il… Étrange réflexion pour un mourant. Pourquoi pas.

Article Jour 2 : “Au fond, c’est logique, moi je ne serai pas là pour souffrir de mon absence

Je souffre pour lui de sa niaiserie.

Les textes sont bourrés de phrases à la Marc Lévy du genre “J’ai 58 ans et je n’en aurai jamais 59“.

Il ne faut pas trop entrer dans le contenu des textes qui ont l’air d’avoir été écrit par un élève de première année de fac de lettre encore tout barbouillé du placenta de sa mère. “Hier encore, j’avais toute la vie devant moi“.

Les phrases sont courtes, ne dépassent pas les 10 mots. En revanche, on ne lui reprochera pas d’employer beaucoup de mots de trois syllabes ou plus. J’ai un langage plutôt châtié dans la vraie vie, mais je trouve que le sien semble assez forcé. Pour faire des belles phrases qu’on peut ressortir dans les dîners mondains ou plutôt autour de la machiné à café pendant la pause de 10h ou en statut Facebook. Ou pour des ruptures. “Je pense que je ne réalise pas encore. Je dois être sous le choc

Enfin bon bref, ça pue le gros coup marketing. C’est bien joué de la part de la marque, ils auront réussi à faire parler d’eux. Mais à mon avis ils vont se prendre une grosse claque dans la gueule lorsqu’ils se dévoileront.

Les français ne sont pas près à jouer avec la mort et le malheur des autres encore. Regardez l’histoire de Mickael Youn il y a quelques années qui avait crier au vol et au cambriolage pour finalement annoncer que ce n’était qu’un coup de pub pour une marque de poker en ligne. Tout le monde leur est tombé sur la gueule. Il a été détesté.

On va assister au même schéma avec ce tumblr.

Mais on peut aussi penser que ce tumblr est tout à fait légitime. Après tout, je l’ai assez répété tout au long de ce post, mais pourquoi pas… Nous n’avons jamais été à la place du mourant encore, on ne sait pas comment on doit penser dans ces moments là.

C’est quoi ton porn ?

C’est quoi votre genre de scène porno préféré ?

Moi c’est les castings couch.

J’aime bien parce que les meufs, elles viennent pour passer un casting pour essayer de devenir porn-star (déjà grosses salopes), alors d’entrée, y a un rapport de pouvoir qui s’installe entre elle et le casteur. Puis ensuite au début de l’interview, le mec leur dit de se déshabiller, les meufs se disent que c’est normal, alors elles le font, sans trop renfrogner.

Après ben le mec il lui dit que pour pouvoir mieux la vendre aux boites de prods et pour sa vidéo démo, il faut qu’elle se touche devant lui. Enfin, il amène ça plus lentement, il lui pose des questions sur sa sexualité en solo, si elle se masturbe ou pas, quel genre de film elle regarde etc… Alors la fille se pose un peu de questions, mais pas trop longtemps et commence à se toucher. Parfois elles ne se sont jamais branlées, alors c’est marrant et excitant de les voir essayer de se débrouiller sans trop y arriver.

Et vient le moment où le mec arrête la meuf dans son onanisme, en la congratulant “c’est bien, c’est que les prods veulent voir”. A ce moment là, il enchaîne sur les scènes qu’elle pourrait faire dans le monde du porn et lui explique que vu qu’il est le seul mec dans la salle, elle va lui montrer sur lui. Il annonce qu’en revanche, elle ne sera pas payée pour cette scène. Et là, c’est à peu près l’extase quand la meuf accepte de sucer la bite du mec et de se faire prendre comme il veut avec des pauses pour mettre en place la caméra pour bien voir ses expressions du visage très inexpérimenté en gros plan.

Je trouve ça génial. L’attrait que ces meufs ont pour l’argent me rend tout chose. Prêtes à tout, elles iront jusqu’à se faire baisée pour zéro argent pour parvenir à un succès chimérique dans le porno. Et le mec en profite juste, il leur fait faire tout ce qu’il veut avec pour raison l’argent qu’il lui promet qu’elle pourrait potentiellement gagner. Il baise des meufs trop bonnes sous prétexte d’un pseudo-pouvoir…

Bon après, je sais qu’il y en a qui sont sûrement des fakes, que les castées soient des actrices… Mais j’m’en fous, j’vais pas le savoir, j’aime penser que ce sont vraiment des femmes désespérées par la vie, à tel point qu’elles iront faire des castings obscures pour tenter de percer quelque part.

Rêve

J’ai fait un rêve dans lequel je devais rejoindre Pierre dans une maison, mais je devais passer par dessus une clôture muret. Pierre et un autre gars sont passé easy. Mais moi j’osais pas, parce qu’il y avait plein d’araignées sur le muret et le portail. J’osais pas y toucher. D’un coup il y en avait partout des araignées sur les mur derrière moi et des toiles d’araignées partout. Des araignées énormes comme des poulpes mais en araignées.

Ensuite, y a un ours qui arrive derrière moi. Et j’ai peur de l’ours, il commence à me courir après. Je cours, j’suis obligé de sauter par dessus la barrière, les araignées ont disparus. J’atterris sur l’herbe du jardin de la maison. L’herbe est extrêmement douce, je le sais parce que j’ai eu le temps de la caresser tout en regardant l’ours arrivé. Je cours rejoindre Pierre et l’autre personne, je leur cris de vite rentrer dans la maison, il y a un ours derrière. D’ailleurs je ne cris pas vraiment, je n’entend pas ma voix, mais ils ont l’air de m’avoir compris. Ils entrent. Moi je suis bloqué par un deuxième muret. En fait, je suis surélevé par rapport à la maison, je trouve que c’est un peu haut. Je fait le tour du truc, et ose sauter en me disant que l’ours n’en fera pas de même. En sautant, j’atterri encore sur de l’herbe et me surprend une deuxième fois à caresser l’herbe. Elle est encore une fois magnifique. Mais l’ours arrive à descendre et je le vois courir vers moi ! Et je me dépêche de rentrer dans la maison ! Ouf. La porte est fermé, je suis sauf.

J’avais des valises. Pierre me prête un iPhone/WIndows Phone. avec une coque étrange. Il me dit ” regarde grâce à cette coque tu peux faire genre que c’est un téléphone tout pourri bling bling”. Et en effet, le smartphone tantôt un iPhone, tantôt un Nokia Lumia, est enfermé dans une grosse coque avec des énormes boutons comme ceux des jouets pour enfants, sauf qu’il y a des faux diamants dessus… Bref… C’est de la merde.

La mère de Pierre nous dit qu’elle nous emmène quelque part, là où doit aller en fait. Mais je ne sais pas où, mais je sais qu’il faut qu’on y aille. On descend des escaliers en colimaçons infinis pendant que je tripatouille le téléphone et que Pierre me montre des vidéos sur le sien.

Au moment de sortir, je vois que d’autres animaux sont dans le jardins. Des ours, des dauphins, des cerfs, des écureuils,… enfin tous des animaux de la forêt normal quoi. Des aigles aussi. Et quand j’ouvre la porte, les animaux me regardent tous. Je sais qu’ils veulent rentrer. D’ailleurs ils commencent à courir vers la porte pour essayer de s’y faufiler. Je crois qu’ils ont froid, mais j’me dit que non, y a pas assez de place à l’intérieur, faut pas qu’ils rentrent. Je tente de vite fermer la porte. J’y arrive. Mais là, la poignée bouge, comme si les animaux essayaient de l’ouvrir, paniqué je n’arrive pas à la laisser fermée. La porte s’ouvre, une grand mère entre en courant ! Je la regarde passé à toute vitesse. Deux secondes plus tard, tous les animaux entrent en trombe dans la maison ! Ils sont tous entrés, la mère de Pierre et Pierre me regardent. J’ai une idée.

Étrangement, je sais que les animaux veulent en fait me suivre. Je sors en criant “allez venez” et ils sortent tous sans broncher. Je caresse encore l’herbe, elle est toujours aussi fabuleuse.

Je rentre à nouveau dans la maison. On descend prendre la voiture et on est parti. Arrivé à destination, un pote de mon école que je n’ai pas vu depuis très longtemps conduit la voiture. Puis Pierre la conduit, mais depuis la banquette arrière de la voiture. Et enfin plus personne ne conduit la voiture. Je suis encore en train de jouer avec mon téléphone. Et puis la suite… Je ne sais plus

Les rêves sont parfois étranges…

PS : Pierre n’est pas le vrai nom de Pierre. C’est un de mes meilleurs amis dont le vrai prénom commence par C.