Sans ligne directrice

by jacksimpleman

Revenu à Paris après environ 8 mois passé en province, je commence à reprendre mes marques dans mon amour de ville.

J’ai passé deux semaines dans l’appart de mes potes à écrire mon rapport de stage en retard comme d’habitude. Puis le reste du temps, soit un mois, je n’ai environ rien fait.

Sortir les week-ends avec mes colocs. Parfois boire des verres avec une ou deux personnes de mon école. Et les week-ends, voir cette fille que j’ai rencontrée sur tumblr. Voilà. C’est beau ma vie, n’est-ce pas ?

C’était pas génial. Surtout la semaine. A vrai dire, je commençais à avoir cette routine de ne rien faire la semaine et attendre le week-end qui a commencé à s’installé à mon insu. C’est sournois la routine.

Arrivé en fin de semaines, je check chacun de mes contacts pour savoir ce qu’ils font. Rien. Ou font des trucs mais ne m’invitent en aucune manière.

Alors, parfois quand elle le voulait bien, je voyais cette fille que je surnomme Paris. C’était sympa. Beaucoup de points en communs nous ont troublé. On s’est rencontré grâce à Tumblr. Je l’ai ajoutée après avoir stalker tout son tumblr un peu fou. Puis elle est venue me parler. Et je suis arrivé à Paris. Et puis on a bu un café une fois, puis la deuxième fois on a bu du vin. Puis on s’est embrassé. Et puis voilà. C’était sympa et rigolo de rencontrer quelqu’un  de l’Internet, franchir cette barrière de l’IRL est toujours quelque chose d’un peu perturbant.

Ensuite, passé les points communs et autres banalités, il s’est avéré que bon, ben, voilà quoi. Ce n’était pas l’extase. Enfin, surtout durant la semaine parce qu’elle n’est pas très messages paradoxalement. On s’écrivait assez peu par texto. Alors ça me frustrait beaucoup, je ne pouvais la voir que les week-ends. La relation n’allait pas finalement pas bien loin. Et dès le début elle a installé une sorte de distance par des mots qu’elle a employé assez étrangement.

Elle m’a expliqué que ses relations ne duraient pas plus de 6 mois. Elle a mis une date de péremption sur notre histoire. Quoi de plus étrange ? Quoi de plus déstabilisant ? Résultat des courses, je n’étais pas à l’aise dans mes baskets (cette expression est toujours employé en 2013).

De fait, je la trouvais bien plus libérée que moi, moins complexée peut être, plus jeune dans sa tête, bien plus moderne que moi dans sa façon d’être. Non, en fait rien de tout ça. Juste beaucoup plus parisienne que je ne pourrais l’être. C’est peut être ce qui m’a gêné. Me sentir inférieur dans mon parisianisme… Quel est mon problème mental ? Je vous le demande.

Quoi qu’il en soit, ça s’est terminé comme ça a débuté, c’est-à-dire sur internet. Un envoi de mail sur Facebook en bonne et due forme. Sur le coup, je ne m’y attendais pas, enfin qui s’attend vraiment à ce genre de chose ? On peut secrètement, intimement l’espérer mais pas s’y attendre réellement. En tout cas, pas moi.

Sans suite, depuis hier, je laisse le temps couler. Ce week-end, je sors, voir de nouveaux gens, de nouvelles têtes, de nouveaux esprits, de nouvelles meufs peut-être. Et qui sait, l’amour frappe parfois là où on ne l’attend pas.

Ce texte est très brut, sans réelle ligne directrice. Tant pis, je n’ai pas la tête à me concentrer sur ça. j’ai juste envie d’écrire comme ça me vient pour l’instant. Cette rupture est assez récente pour m’inspirer.

Je pourrais continuer à parler de Paris… Quoique, non. J’en ai déjà trop dit et je ne veux pas ressasser.

Bref. Tout ça pour dire qu’au final, ma vie ne se déroule que les week-ends et je commence à me dire que les week-ends ressemblent de plus en plus aux semaines, ce qui est tout à fait pour me déplaire. La routine mes amis. Cette chose qui nous tuera tous. J’ai hâte.

Sinon, je suis en train de chercher du travail. Je vais peut-être finir à Marignane, près de Marseille, loin de Paris. Une nouvelle vie commencera. Merde… Marseille… J’enrage.

Je devais écrire un post de haine, de violence et d’aigreur sur facebook. Je ne m’y suis pas tenu. je suis trop gentil. Ça sera pour une prochaine fois.

Oui, ce texte est bordélique. Mon esprit l’est aussi.

Bisous.

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