Vingt-troisième brouillon

by jacksimpleman

Je commence le sans doute vingt-troisième brouillon sur ce blog sans le publier. Il y a quelques mois, je m’étais dit que je recommencerais à poster plus souvent des articles sur ce blog, parce que ça me fait du bien d’écrire ce que je ressens, mais je n’ai jamais trouvé le temps nécessaire ni le courage de le faire, par flemme, par manque d’envie ou par peur de voir noir sur blanc toutes mes angoisses.

Je suis en train de quitter la colocation dans laquelle j’ai vécu un an pour m’embarquer dans une nouvelle, avec deux potes cools et, espérons-le, un endroit plus beau, plus grand, mieux placé, plus moi.

La démarche de recherche est tout à fait l’illustration de mon état d’esprit et de mes capacités décisionnelles : c’est eux qui décident tout. C’est un comportement que je veux annihiler depuis des années, mais il revient au galop à tous moments trop important et qui me poursuit partout dans ma vie.

Je me laisse très vite écrasé.

Et pour ça je me déteste.

Et en me détestant, j’en viens à détester les autres. Les autres qui arrivent à faire ce que je ne parviens pas à faire. Ces échecs récurrents me mettent dans des situations que je ne veux pas, à des endroits, avec des gens, à des moments où je n’ai qu’une envie, c’est de m’isoler, loin, plus loin, encore plus loin, que tout ce que je suis en train de faire.

Ne pas arriver à faire ce que je veux. C’est tout le mal qui m’arrive aujourd’hui.

Manque de conviction, manque d’enthousiasme, manque de charisme, manque de persuasion, même juste de soit. Je ne sais pas faire.

Que ce soit avec des collègues, avec des amis, avec ma copine, avec ma famille, ou même tout seul, c’est le même schéma. J’essaie, et j’arrête très vite, dès que je sens que je perd le contrôle. Et que je parle d’arrêter, je parle d’abandonner totalement. C’est-à-dire que si je devais traverser une piscine dont le bord s’éloigne de moitié plus à chaque moitié que j’avance, j’abandonnerais à la première moitié et me laisserais me noyer attendant que quelqu’un vienne me repêcher.

Voilà dans quel état d’esprit je suis aujourd’hui.

Je veux changer tout ça. Mais je sais que c’est compliqué, et je sens que je n’y arriverai pas. Je ne me sens pas capable du tout.

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